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| L'Arabie saoudite doit libérer ou inculper un militant incarcéré pour avoir critiqué les autorités |
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| Mardi, 22 Juin 2010 11:09 |
Site e-joussour21 juin 2010 - Munir Baqir al Jessas, défenseur saoudien des droits humains et des droits des musulmans chiites, est détenu depuis novembre 2009, peut-être pour avoir critiqué l'attitude des autorités à l'égard de la communauté chiite en Arabie saoudite. Plus de sept mois se sont écoulés depuis son incarcération, mais il n'a toujours pas été inculpé d'une quelconque infraction ni jugé. Munir al Jessas aurait été arrêté pour avoir écrit et publié en ligne des articles appelant à un meilleur respect des droits humains en Arabie saoudite, notamment pour la minorité chiite. Il a été arrêté dans la matinée du 8 novembre 2009 sur son lieu de travail à Dammam, une ville de l'est de l'Arabie saoudite. Quelques heures plus tard, les forces de sécurité ont perquisitionné à son domicile et confisqué deux ordinateurs portables, un appareil photo numérique et un disque dur. Une semaine après, sa sœur, Bayan al Jessas, aurait été convoquée par le service des renseignements généraux pour un interrogatoire après avoir aidé à la publication d'un article critiquant la façon dont le gouvernement traite la communauté chiite en Arabie saoudite. Elle a, semble-t-il, été interrogée pendant six heures et n'a été autorisée à quitter les locaux de ce service qu'après avoir signé une déclaration dans laquelle elle s'engageait à ne plus écrire ou publier d'article sur cette question. Munir al Jessas est actuellement détenu dans la prison du service des renseignements généraux à Dammam. Selon certaines informations, il a été maintenu à l'isolement pendant les quatre premiers mois de son incarcération, durant lesquels sa femme n'a été que rarement autorisée à lui rendre visite. Il n'est maintenant plus soumis à ce régime et sa famille peut régulièrement lui rendre visite. Amnesty International craint que Munir al Jessas ne soit un prisonnier d'opinion, puisqu'il semble être détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et pour ses activités de défense des droits humains. Si tel est bien le cas, il doit être remis en liberté immédiatement et sans condition. Sinon, les autorités saoudiennes doivent veiller à ce qu'il soit ou bien libéré ou bien jugé équitablement et dans les meilleurs délais pour une infraction pénale prévue par la loi, sans possibilité de recours à la peine de mort. Amnesty International 18 Juin 2010 Comments (0)
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