Le bras de fer entre le parti islamiste au pouvoir et les groupuscules salafistes s'est accentué. Ces derniers ont prévu de se réunir pour un congrès annuel à Kairouan ce week-end.
Par Sarah Diffalah - Nouvel Observateur - Le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, en a-t-il fini avec le double discours ? Accusé de laxisme face aux salafistes, le gouvernement tunisien a, ces derniers jours, durci le ton contre son aile droite. Le chef du parti, Rached Ghannouchi, qui a toujours été accusé de complaisance envers les radicaux par le clan laïc, a affirmé que le gouvernement interdirait le grand rassemblement annuel des salafistes prévu dimanche à Kairouan, dans le centre du pays, et qui doit accueillir 40.000 personnes.